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Merci Anne-Lise pour ce recueillement de mardi qui nous permet de prier ensemble.

Demain, c'est jeudi, et qui plus est jeudi saint, à tous ceux qui ont l'habitude de vivre, semaine après semaine les offices de 8h30 et de 18h15 et à vous tous amis de la paroisse, j'aimerais partager ce passage tiré d'un livre de Mauro-Giuseppe Lepori (ancien Père Abbé d'Hauterive); Simon appelé Pierre, édition Parole et Silence à Bex:


"...En se voyant découvert par tous, Pierre se mit à hurler: " Je ne connais pas cet homme" (Mat 26.72) et il sentit cette fois-là que sa peur était plus forte que son mépris.

Maintenant, cependant, même les hommes, convaincus par les femmes de s'intéresser à cet étranger, s'approchèrent, l'entourèrent, demandèrent à ceux qui avaient participé à l'arrestation de Jésus dans le jardin des Oliviers de témoigner. Le procès fut vite expédié: " Il a un accent galiléen!; C'est lui qui a coupé l'oreille de Malchus!; Oui, il était certainement dans le jardin avec le Rabbi!"

Pierre se sentit perdu: Il tremblait et regardait chacun de ceux qui venaient de le dévisager en le pointant d'un doigt accusateur. Il hurlait et jurait comme un désespéré: "Je ne suis pas des siens! Je ne sais pas de qui vous parlez! Je ne connais pas cet homme!"

Les gardes étaient sur le point de l'arrêter quand des dignitaires et des soldats sortirent à ce moment précis avec Jésus enchaîné au milieu d'eux, de sorte que, sans le vouloir, Pierre hurla son dernier reniement non pas tourné vers les têtes revêches et menaçantes des gardes, mais à la face de Jésus qui le fixait à son tour. Il faisait déjà suffisamment jour pour que le regard du Seigneur rejoigne Simon dans sa profondeur.

Le temps d'un instant-mais que dure un instant sous le regard de l'Eternel?- tout disparut autour de Pierre...Il n'y avait plus rien d'autre que le regard de Jésus, et, à la lumière de ce regard, Pierre revit tout ce qu'il avait vécu avec le maître...Tous ces évènements n'étaient, aux yeux de Jésus qu'une histoire d'amour; et pour la première fois peut-être, Simon comprit, et surtout il vit, combien Jésus l'aimait, combien il était son ami...L'abandon des amis est une blessure plus amère que l'hostilité des ennemis...

Pierre accepta le don de l'impuissance, le don de ne pouvoir rien faire, le don de l'échec de sa volonté, la grâce de l'impuissance de son amour.

Simon appelé Pierre, accueillit la blessure du regard non-aimé de Jésus et sentit une source amère jaillir dans son coeur.

Le coq chanta.

Jésus n'était plus là.

Pierre était déjà dehors, versant pour Jésus le sang de ses larmes."


A tous, mes meilleures pensées, la lumière de la résurrection vient après les larmes...c'est notre espérance.

Françoise Grand



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