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  • danielbosshard

La ronde des saisons d'après Lucette Schulé.

Alors que l'on émergeait tranquillement - D'un hiver peu rigoureux - Nous voilà frappés d'une pandémie, évidemment - Terrible, horrible, dévastatrice, gâtant tous les jeux - Il a fallu s'armer - Pour lutter - Ensemble. Essayer - D'éradiquer - Ce fléau, tenir bon dans l'épreuve - S'entr'aider. Manifester notre preuve - D'amour fraternel, - D'entr'aide formelle. - Et pourtant, la nature poursuit - Un immuable recommencement : - C'est la féerie magique des bourgeons naissants, - C'est le concert des arbres fleuris, - C'est le printemps qui renaît de son endormissement, - C'est l'espoir, le dévouement - Des voisins ou la reconnaissance des familles confinées, - Pour l'aide reçue, apportée - Avec compassion, diligence - Et compétence. - On a vécu les discours de notre Conseiller Fédéral, - On était suspendu à ses propos : - Pour enrayer le mal - Il nous exhortait à la vigilance, à la discipline. - Il est ainsi devenu notre héros. - Puis vient l'été, - Ses chaleurs, la magnificence des champs de blé - Ondoyant sous un ciel irisé. - La nature s'épanouit - On ose aller se baigner. - La rivière murmure dans son lit : - Prenez courage, acceptez le défi. - L'automne, c'est aussi - L'automne de la vie, - C'est aussi les récoltes, ô joie infinie ! - On se sent un peu fatigués, - Eprouvés. - Le culte a repris - Réunissant des paroissiens conquis - Heureux de cette évolution. - On est retourné chez sa coiffeuse et c'est bon. - Pour moi, le dimanche, c'est la plénitude, - Une rencontre avec mon Dieu, avec Jésus, car cela fut rude. - Mais, nageant dans le bonheur, - Je reconnais, la joie dans le cœur, - Combien me sont indispensables - Ces moments de spiritualité incomparables. - Maintenant, j'ai pris en horreur l'actualité, si morne, si morose, si peu encourageante. - Je ne lis plus le journal, dans un coin, je l'ai oublié, je me fais de l'indifférence, la parente. - C'est égoïste, je le sais - Mais je veux que ma vie reste en accord parfait, - Avec l'espérance, la foi et l'amour - Et non la violence, les scandales, la corruption dont les atours - Sont prônés, dévoilés, mis à jour. - Je veux entrer dans la fin de l'année, - Avec une âme sereine, régénérée - pour me reposer - De tant de malheurs accumulés. - La foi sait se battre sans armes, - Tout perdre afin de tout gagner, - Chanter, même en versant des larmes, - Même en souffrant, déjà régner; - Semer, en voyant dans la plaine - Déjà blanche, au loin, la moisson: - Obéissante et souveraine, - La foi seule a toujours raison.

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