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  • Christophe

Capsule vidéo et quelques réflexions personnelles


J’ai reçu plusieurs échos suite à la publication de mon article du 25 mars dernier, diverses réactions par téléphone et par des messages sur mon téléphone portable.


Malheureusement, une seule réaction est arrivée sous forme de commentaire sur le blog …




Je trouve que c’est trop peu ! Même si je peux comprendre les réticences de certain(e)s à publier un texte, qu’il s’agisse d’un article ou d’un commentaire, souvenez-vous que ce blog est surtout un espace de liberté qui vous est offert. Nous restons dans la bienveillance et le non-jugement.

Ce blog n’est pas un concours de rédactions. Alors lâchez-vous ! Ecrivez !


Soyez vous-mêmes, simplement authentiques … ça suffira largement pour faire du bien aux autres, à ceux qui viennent ici pour se distraire, se ressourcer ou pour nourrir leur spiritualité !

J’en profite pour féliciter et remercier tous ceux qui ont eu le courage de se lancer en écrivant quelques lignes. Je suis certain que ce blog, comme il l’a déjà fait, révèlera encore quelques perles. Et ne me dites pas que notre Paroisse ne compte pas quelques dizaines de rédacteurs talentueux qui, avec l’aide de l’Esprit-Saint, feront beaucoup de bien aux autres.

Il s’agit juste d’aligner quelques mots : une affirmation de sa foi, un avis, une prière, une question, le partage d’une expérience, une découverte et même un coup de gueule si c’est judicieux !


Mais revenons à la capsule vidéo que j’ai soumise à votre réflexion. Je vous rappelle que vous pouvez voir (ou revoir) cette vidéo en cliquant sur le lien nommé « Nous y voilà » (sur la page des liens de ce blog, le deuxième lien en partant du haut).


Je n’ai aucun doute sur la laïcité de la démarche : cette vidéo n’a aucune connotation confessionnelle. Elle est simplement humaniste et ne défend aucune conviction religieuse en particulier. Mais les valeurs auxquelles l’auteur semble attacher de l’importance sont très proches de valeurs chrétiennes : être responsable, protéger la création, cultiver la paix, partager les richesses, prendre soin des autres, faire preuve de solidarité, …

Tout ça devrait paraitre assez familier aux chrétiens …


En parlant de ce petit film avec une paroissienne (par téléphone), j’ai réalisé que le texte,

lu par Charlotte Gainsbourg, est construit comme une prière de repentance.

En effet, il commence par la longue liste des excès de notre civilisation.

C’est une prise de conscience collective, en même temps que l’aveu de notre culpabilité.


Après 2 minutes et 13 secondes, c’est-à-dire presque à la moitié du film, on entend cette petite phrase qui passe quasiment inaperçu et qui dit :

« Si on a le temps, on s’excuse … affolés et honteux ».

Cette petite phrase, c’est celle que nous avons l’habitude de développer dans nos cultes,

au moment de demander pardon. Au passage, je rappelle que la formulation « on s’excuse »,

bien que très répandue dans le langage courant, n’est pas correcte. Ça n’a aucun sens de s’excuser soi-même ; il est plus juste de « demander pardon » et d’espérer qu’on nous l’accorde.


Reste que cette petite phrase, à la moitié de la vidéo, fait office de charnière. Elle marque un changement dans le discours, puisque la suite du film présente ce que nous devrions faire,

pour vivre ensemble la « troisième révolution ». Pour vivre et surtout pour survivre …

La suite du texte, jusqu’à la fin, est une liste des « bonnes résolutions » à prendre d’urgence.


Pour les croyants que nous sommes, il ne manque qu’une chose : c’est l’affirmation du pardon que Dieu nous accorde, toujours et encore, comme une grâce inconditionnelle. Après avoir reconnu nos fautes et nos dérives, après avoir demandé le pardon de notre prochain et celui de Dieu,

nous recevons de Lui la grâce de prendre un nouveau départ, de recommencer à vivre en essayant de concrétiser scrupuleusement nos bonnes intentions.


Voilà donc comment j’ai entendu ce texte, dans les circonstances particulières que nous vivons actuellement.


Une chose encore …

Ce qui m’a plu aussi, c’est que cette vidéo n’est pas destinée qu’aux « climato-sceptiques ».

C’est vrai, une bonne partie du film reprend les arguments de Greta Thunberg, mais pas seulement. En plus de la pollution, le film évoque aussi la détresse du monde paysan, l’égoïsme, le partage des richesses, la mondialisation, la surexploitation des ressources naturelles,

la « malbouffe », les dérives des manipulations génétiques, le maintien de la paix, la solidarité …


Bref. Tout un programme de réflexions pour toute une civilisation, qui se trouve à un carrefour essentiel : « Voulons-nous foncer dans le mur ou continuer à danser ? ».


Peut-être l’avez-vous remarqué, en lisant les petites phrases qui apparaissent à la fin du film :

ce texte a été écrit en 2008 (!)

Ce n’est donc pas l’arrivée de ce virus qui a inspiré cette vidéo. Mais profitons de ce temps de répit, de cette pause dans la course folle du temps, pour imaginer un futur meilleur.


Gardons la foi et l’espérance, les deux forces qui nous permettrons de construire (et de danser) encore ensemble …


Que Dieu vous protège et vous bénisse !

Christophe Schindelholz

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